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L’histoire de Dominique

Génèse du projet

Infirmière de métier, elle s’est de tous temps occupée de personnes handicapées dans son activité professionnelle. Elle a toujours été attirée par les activités sportives assez extrêmes. En effet, elle faisait de l’escalade, de la spéléologie, de l’alpinisme et des randonnées en montagne. En 1986, elle a réalisé l’ascension du Jbel Toubkal dans le Haut Atlas au Maroc qui culmine à 4167 mètres. En rentrant en France, elle s’est promis de faire avant ses 40 ans l’ascension du plus haut sommet africain, à savoir le Kilimandjaro, afin de voir ses neiges !
Le temps a passé, et les projets aussi… A l’âge de 35 ans à la suite d’erreurs médicale et trois mois de coma, tétraplégie, dialyses, transplantation rénale en 2003… Puis le handicap … Il a fallu qu’elle ré-apprivoise ce corps abîmé et qu’elle lutte pour récupérer un peu de mobilité… Beaucoup de rééducation dans des Centre Rééducation Fonctionnelle (R. Point Carré de Garches, Kerppape à Ploemeur, Centre Hélio Marin de Vallauris) et de nombreux efforts pour tenter de récupérer un maximum d’autonomie. Finies les randonnées, mais surtout pas certaines activités ! Avec un optimisme sans faille, un moral à toute épreuve et une envie de croquer la vie à pleines dents, elle a réussi à surpasser son handicap. La reprise des activités sportives, avec de l’handi plongée, du fauteuil tout terrain, du parapente…
Afin de retrouver l’envie de toujours faire comme avant, elle est devenue membre de l’association des Paralysés de France de la délégation des Alpes Maritimes. Elle est à l’initiative du Festival du court-métrage, « Entr’2 Marches », qui se déroule à Cannes pendant le Festival du Film. Ce voyage en Tanzanie sera notamment l’occasion de ramener un court-métrage.
Les années ont passé et la joëlette a remplacé ses jambes pour continuer des randonnées solidaires en France (Parc du Mercantour, Auvergne, Cévennes, Pyrénées…) mais aussi à l’étranger (Sahara au Maroc, île de la Palma aux Canaries…). En octobre 2010, au cours d’une randonnée en Pays Cathare avec l’association UMEN avec qui elle part souvent en séjour. La joëlette roule dans la neige et elle parle de son rêve de jeunesse… Le Kilimandjaro la fait toujours rêver, cette idée ne l’a jamais vraiment quittée… Pourquoi ne pas tenter l’ascension en joëlette ? Pascal et Cécilia, pilotes de sa joëlette, sont emballés par cette aventure. Pascal partage en effet ce rêve depuis longtemps et Cécilia est toujours partante pour des projets un peu « fous ». Il n’en fallait pas plus pour faire renaître un espoir !

Dominique Veran

De retour à la maison, elle a effectué quelques recherches sur internet au sujet de groupes ayant effectué l’ascension du Kilimandjaro. Elle a revu des images d’un groupe de personnes en situation de handicap filmées par des caméras de TF1. Trop médiatique pour elle ce reality show…. Puis elle a trouvé l’association « Mon p’tit loup » créée par Dominique Lerigoleur qui avait emmené son fils, Infirme Moteur Cérébral, pique-niquer au sommet du Kilimandjaro, comme dans la chanson de Pierre Perret. Une superbe aventure humaine et apparemment l’ascension du Kilimandjaro en joëlette est tout-à-fait possible !
Dominique a envie de partager l’aventure avec d’autres personnes porteuses de handicaps, afin d’échanger sur les sensations éprouvées et savourer ensemble les difficultés surmontées. Il n’en fallait donc pas plus pour qu’elle imagine un voyage en étant accompagnée d’une personne déficiente visuelle et d’une personne malentendante, ainsi que de personnes valides pour l’aider à monter et réaliser ce projet ambitieux. Sa devise : « Je n’avance pas vite, mais je ne recule jamais » laisse présager bien des aventures futures extraordinaires !

(7 commentaires)

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    • MOTTE on 12 mai 2011 at 8 h 44 min
    • Répondre

    BONJOUR
    L ASCENSION KILIMANDJARO EN JOELETTE EST PREVUE JUSQU AU SOMMET A 5.800 METRES ?? EST CE POSSIBLE A CETTE ALTITUDE AVEC PEU D OXYGENE ??
    MERCI POUR LA REPONSE

    1. Bonjour,

      En effet, plus nous nous trouvons en altitude, moins nous avons d’oxygène. Nous prévoyons une journée à mi-parcours pour laisser le temps à notre organisme de s’adapter à ce manque.
      Mais cela reste tout à fait possible. D’ailleurs, nous ne sommes pas les premiers à vouloir tenter l’aventure en joëlette.
      En 2009, Jonathan Lerigoleur, un jeune handicapé en fauteuil roulant a réalisé ce rêve en allant pique-niquer au sommet du Kilimandjaro, grâce à l’association « Mon p’tit loup ».
      Une autre aventure plus médiatique a été réalisée par TF1 pour le documentaire « KILIMANJARO, AU-DELÀ DES LIMITES » accompagnant une dizaine d’handicapés moteur pour l’ascension du volcan.

    • Nathalie BALEUR on 1 juin 2011 at 22 h 31 min
    • Répondre

    Bonjour Dominique,
    Tu es une véritable battante, bravo à toi !!
    Je suis la sœur de Richard, réalisateur que tu as connu au Festival Entr’2 marches que tu présides aussi. Je connais bien Odile Le Galliotte qui t’a aidé à mettre en œuvre ton projet. J’ai été la Représentante Départementale des Hautes-Pyrénées de 2005 à 2008. Richard a dû te dire que nous faisons des randonnées en joëlettes depuis + de 10 ans avec l’association HRP de Pau créé par une personne atteinte de l’Ataxie de Friedreich comme nous.
    En 2000 avec l’APF, nous avions finalisé notre projet de dormir 2 nuits en refuge à 2000mm au dessus de Gavarnie. Nous étions 5 personnes en situation de handicap moteur dont Richard. Je suis toujours la seule à être montée si haut dans les Pyrénées, à 2800m en cacolet.. Cela servait autrefois à porter secours en montagne. C’est un genre de porte-kangourou que les guides du Parc National et randonneurs en montagne expérimentés mettaient à dos. Ils se relayaient. Je te souhaite beaucoup de courage dans tes préparations physiques et mentales.
    Bien amicalement
    Nathalie

    • VERAN Dominique on 3 juin 2011 at 18 h 47 min
    • Répondre

    Bonjour et merci Nathalie,

    Pour tes encouragements et je ne connaissais pas le cacolet, cela sera peut être utile pour arriver au sommet (au moment ou la joëlette ne pourra plus monter, faute de place pour zigzaguer).
    Qui peut me dire à quel endroit je peux en trouver une ?
    Amicalement,
    Dominique

  1. Bonjour,
    Bravo Dominique pour cette énergie et cette envie d’aventure. Je pratique la joëlette depuis… 20 ans (et oui, presque depuis le début de cette belle aventure avec Joël Claudel). je connais aussi le Kilimandjaro pour l’avoir gravit l’an dernier avec 3 personne non voyantes.
    A mon avis, la joëlette ne peut pas franchir la zone de blocs ou très difficilement (ce ne serait plus que du portage). Pour info, la joëlette du jeune Jonathan n’a pas pu franchir cette zone et n’est donc pas allé au sommet. Par contre, il n’y a pas de difficultés particulières pour des personnes non voyantes entraînées à la marche.
    Toujours pour info : avec Handi Cap Evasion, nous sommes allé en septembre dernier avec 4 joëlettes dans la Cordillère Huayhuash (Pérou) et là-bas, les sentiers accessibles aux joëlettes passent vraiment au bord des glaciers…
    Amicalement.
    Simone

    • blanchez evelyne on 21 septembre 2012 at 17 h 50 min
    • Répondre

    Je pense à vous tous les jours et j’ai hâte d’entendre le récit de votre belle aventure
    Bisous Evelyne

  2. Bravo Dominique pour cette superbe aventure.
    Ton parcours est fantastique et émouvant à la fois. Je remarque aussi beaucoup de points communs entre nous, notamment en ce qui concerne les activités extrêmes et la volonté d’aller au bout de nos rêves…
    Je te souhaite sincèrement de réaliser tous tes rêves, aussi fous soient-ils.
    C’est ce qui nous donne l’envie, la force et la joie de vivre 😉
    Bonne continuation.
    Karine.

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